LE CLOS DES VIGNETTES
HISTORIQUE EURASIER
 
 
 
 
 
Les généticiens allemands de l'université de Göttigen se sont associés à des pécialistes du comportement
de l'institut Max-Planck de Heidelberg afin d'assurer à leur entreprise une réussite optimale.
A partir de croisements entre un grand nombre de chiens d'une même génération, ils ont obtenu un mélange parfait
des caractéristiques morphologiques et psychologiques des géniteurs spitz-loups et chows-chows.
Résultats : l'eurasier conjugue les meilleures qualités physiques et morales de ses deux ancêtres.



Officiellement, c'est l'un des derniers venus parmi la gent canine. Mais les généticiens allemands qui l'ont conçu n'ont fait que reproduire scientifiquement ce que la nature avait réalisé bien auparavant. Pour garder leurs troupeaux de rennes, les peuplades sibériennes utilisaient depuis des siècles des chiens issus des croisements naturels entre des spitz-loups et des chows-chows sauvages. Les Russes les nommaient laïka. Comme le régime soviétique interdissait l'exportation de ces animaux, les Allemands décidèrent, dans les années 50 et à l'instigation du professeur Konrad Lorenz, de recréer cette race, à laquelle ils donnèrent le nom d'eurasier pour rappeler ses origines à la fois européennes et asiatique.
Ceux qui en possèdent ne tarissent pas d'éloges à son propos. Peu bruyant et très propre, l'eurasier fait preuve d'un tempérament très équilibré. C'est un compagnon tendre et affectueux, adorant la vie de famille et les enfants, qu'il garde avec vigilance. Les maîtres soulignent également sa capacité à tolérer la présence d'autres chiens ou même de chats. Cet animal de belle stature - 50 à 60 cm pour une trentaine de kilos - sait maîtriser sa puissance naturelle. Il n'attaque jamais. Si on le provoque, il pousse comme des loups, une espèce de grondement venant du fond de la gorge qui disuade les plus intrépides.

Très vigoureux et rarement malade, il s'adapte à toutes les situations sauf la réclusion. C'est un affectif qui a besoin de vivre en compagnie de ses maîtres. Enfermé dans un chenil ou à l'attache, il déprime. D'un entretien facile, à condition d'être brossé régulièrement, il a besoin d'un minimum d'exercices et de promenades.